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Informatique

Magic Quadrant ITSM 2018 : les challengers progressent, mais la plupart des acteurs de niche stagnent

Si tu t’intéresses au marché de l’ITSM, le Magic Quadrant de Gartner est l’un des repères les plus utilisés pour comparer les éditeurs de gestion des services IT. Il permet de situer les acteurs selon deux axes : leur capacité d’exécution et la solidité de leur vision. Concrètement, ce classement aide à comprendre quels éditeurs dominent aujourd’hui, lesquels progressent, et ceux qui doivent encore prouver leur maturité sur le cloud, l’automatisation ou l’ESM.

L’essentiel a retenir : Gartner classe les éditeurs ITSM selon leur capacité d’exécution et leur vision du marché. ServiceNow domine généralement le classement, BMC reste un acteur historique solide mais doit accélérer sur le cloud, Ivanti se positionne comme challenger, tandis qu’EasyVista et IBM restent plus limités dans leur portée. Pour choisir une solution ITSM, il faut regarder au-delà du classement et évaluer l’adéquation avec ton contexte, ton budget, ton architecture cloud et tes besoins d’automatisation.

  • Le Magic Quadrant Gartner sert à comparer les éditeurs ITSM de façon structurée.
  • ServiceNow est souvent perçu comme la référence du marché.
  • BMC reste fort sur l’ITSM, mais son adaptation au cloud est un enjeu clé.
  • Ivanti progresse et se place devant plusieurs acteurs en stagnation.
  • EasyVista et IBM ont une présence plus limitée sur ce segment.
  • Le bon choix dépend surtout de ton besoin réel, pas seulement du classement.

ServiceNow et Ivanti, une avancée notable

Dans le Magic Quadrant Gartner ITSM, ServiceNow occupe une position de leader très forte. Ce n’est pas un hasard : l’éditeur a construit une plateforme complète, pensée pour l’entreprise moderne, avec une approche cloud native, une forte capacité d’intégration et une couverture fonctionnelle large. Si tu cherches une solution capable d’aller au-delà du simple helpdesk, c’est souvent l’un des noms qui revient en premier.

ServiceNow a aussi gagné en « vision » en une année, ce qui est important dans la lecture Gartner. En pratique, cela signifie que l’éditeur ne se contente pas de bien exécuter aujourd’hui : il montre aussi une direction crédible pour les besoins futurs, comme l’ITSM automatisé, l’ESM, les workflows transverses et l’orchestration des processus métiers. Pour une DSI, ce point compte énormément, car une plateforme ITSM ne sert pas seulement à gérer des tickets : elle structure la relation entre les équipes IT, les utilisateurs et les métiers.

De son côté, Ivanti se situe parmi les challengers, mais avec une dynamique intéressante. L’éditeur devance CA Technologies, Axios et Micro Focus, qui stagnent depuis le dernier Magic Quadrant. Dans la pratique, cela traduit souvent une meilleure capacité à faire évoluer son offre, à répondre aux attentes du cloud et à rester visible dans un marché très concurrentiel.

Si tu compares ces éditeurs, retiens surtout ceci : un challenger n’est pas forcément un mauvais choix. Dans certains contextes, il peut même être plus pertinent qu’un leader, notamment si tu veux un déploiement plus ciblé, une gestion plus simple ou un coût plus maîtrisé. Ce qu’il faut regarder, c’est l’adéquation entre la maturité de la solution et ton niveau d’exigence opérationnelle.

BMC, lui, reste un acteur historique incontournable. Mais Gartner souligne que l’éditeur doit encore s’adapter davantage à la nouvelle pratique axée sur le cloud. C’est un point essentiel, car dans les faits, une solution ITSM trop dépendante d’une logique ancienne peut devenir plus difficile à faire évoluer, surtout si tu veux industrialiser les services, ouvrir des portails self-service ou connecter plusieurs outils SaaS.

Le cas de BMC est intéressant parce que l’éditeur dispose d’une base solide. Sa tarification modulaire permet d’ajouter des fonctionnalités avancées selon les besoins, ce qui peut être pertinent si tu veux avancer par étapes. Concrètement, cela peut convenir à une entreprise qui ne souhaite pas tout déployer d’un coup, mais qui préfère construire progressivement sa maturité ITSM.

EasyVista et IBM, deux acteurs de niche encore limités

Gartner considère qu’IBM reste trop lié à ses autres produits pour être pleinement perçu comme un pur acteur ITSM. C’est un point que l’on retrouve souvent chez les grands éditeurs généralistes : leur offre peut être puissante, mais elle n’est pas toujours prioritairement pensée pour l’ITSM. Dans la pratique, cela peut se traduire par une solution moins lisible, ou par une stratégie produit moins focalisée sur les besoins spécifiques du service management.

Si tu es dans une phase de sélection, ce genre de signal mérite d’être pris au sérieux. Une solution ITSM efficace doit t’aider à standardiser les demandes, gérer les incidents, piloter les changements et améliorer le catalogue de services sans complexifier inutilement l’exploitation. Si l’éditeur n’investit pas beaucoup dans cette brique, tu risques de compenser par des paramétrages lourds ou des contournements coûteux.

EasyVista, de son côté, affiche un positionnement plus prometteur. L’éditeur français revendique un chiffre d’affaires de 35,8 millions d’euros, même si tout n’est pas généré par l’ITSM. Ce qui compte surtout, c’est sa volonté de développement et sa présence déjà solide en Europe. L’entreprise amorce aussi son expansion aux États-Unis, ce qui est un signal de croissance intéressant pour les organisations qui recherchent un éditeur en phase de montée en puissance.

En revanche, EasyVista doit encore renforcer sa présence en Asie pour s’imposer plus largement à l’échelle mondiale. Ce type de détail est important si ton entreprise est internationale ou prévoit de l’être. Dans ce cas, il faut vérifier non seulement la qualité fonctionnelle de la solution, mais aussi la couverture géographique de l’éditeur, son réseau de support, ses partenaires et sa capacité à accompagner plusieurs régions.

Dans la majorité des cas, les acteurs de niche peuvent être très pertinents pour des organisations qui veulent une solution plus ciblée, plus souple ou plus proche du terrain. Mais il faut bien mesurer leur profondeur fonctionnelle, leur roadmap et leur capacité à suivre la vitesse d’évolution du marché ITSM.

BMC Software, un leader classique qui doit s’adapter

BMC Software reste l’un des noms les plus installés du marché ITSM. Sa présence dans le Magic Quadrant depuis cinq années consécutives montre une vraie stabilité, ce qui rassure souvent les entreprises qui cherchent un éditeur éprouvé. Sur le terrain, cette stabilité compte : dans un projet ITSM, tu ne choisis pas seulement un outil, tu choisis aussi un partenaire capable de tenir dans la durée.

La principale faiblesse identifiée par Gartner concerne encore le cloud. Et c’est un sujet central. Aujourd’hui, une solution ITSM doit pouvoir s’intégrer proprement à des environnements hybrides, supporter des usages distribués et s’adapter à des rythmes de changement plus rapides. Si l’éditeur est en retard sur cet aspect, cela peut freiner ton projet, notamment si tu veux moderniser ton support ou automatiser davantage tes processus.

BMC se distingue aussi par son positionnement historique sur plusieurs domaines : l’ESM, le MSM et plus largement l’édition de logiciels de gestion de services. L’ITSM est donc au cœur de son métier. Son chiffre d’affaires est réparti entre la gestion des opérations, la gestion des services, ainsi que la gestion de configuration et d’automatisation. Cette diversité montre une base fonctionnelle solide, utile si tu cherches une plateforme capable d’aller au-delà de la simple gestion des incidents.

Les solutions BMC sont reconnues pour leur efficacité et leur rapidité. En pratique, cela intéresse surtout les entreprises qui veulent améliorer leur automatisation, réduire les délais de traitement et mieux piloter les services informatiques. Si tu rencontres aujourd’hui des problèmes de tickets en attente, de processus manuels ou de manque de visibilité sur les opérations, ce type de plateforme peut apporter un vrai gain.

Ce qu’il faut éviter, en revanche, c’est de choisir BMC uniquement parce qu’il s’agit d’un leader historique. Le bon réflexe consiste à vérifier si l’architecture, la stratégie cloud, les capacités d’intégration et la modularité correspondent à ton contexte. Un éditeur peut être très fort sur le papier et moins adapté à ta réalité opérationnelle.

Comment lire le Magic Quadrant Gartner ITSM dans la pratique

Si tu es en train de comparer des solutions ITSM, il faut savoir lire le Magic Quadrant avec recul. Le classement ne dit pas tout. Il donne une photographie du marché à un instant donné, mais il ne remplace ni un cahier des charges, ni une démonstration produit, ni un test sur tes propres processus.

Concrètement, les leaders sont souvent les plus visibles et les plus complets, mais ils ne sont pas toujours les plus simples à déployer. Les challengers peuvent offrir un meilleur compromis entre maturité et agilité. Les acteurs de niche, eux, peuvent être intéressants si tu as un besoin spécifique, une structure plus compacte ou des contraintes budgétaires plus fortes. Les visionnaires, enfin, attirent par leur ambition, mais demandent souvent plus de prudence au moment du choix.

Dans la pratique, le meilleur choix ITSM dépend de plusieurs critères : la taille de ton organisation, ton niveau d’exigence sur l’automatisation, ton besoin d’ESM, ton environnement cloud, ton budget, et la capacité de l’éditeur à t’accompagner dans le temps. C’est souvent là que les entreprises se trompent : elles choisissent un nom plutôt qu’une solution réellement adaptée.

Les erreurs fréquentes à éviter avant de choisir un outil ITSM

La première erreur consiste à confondre notoriété et pertinence. Un éditeur très bien classé n’est pas forcément le meilleur pour ton contexte. Si tu as une équipe réduite, des processus simples ou un besoin rapide de mise en production, une plateforme trop lourde peut devenir contre-productive.

La deuxième erreur, très fréquente, est de sous-estimer l’importance du cloud et de l’intégration. Aujourd’hui, une solution ITSM doit dialoguer avec ton annuaire, tes outils de supervision, tes solutions de sécurité, tes plateformes collaboratives et parfois ton ERP. Si cette dimension n’est pas anticipée, tu risques de multiplier les interfaces manuelles et de perdre en efficacité.

Troisième piège : négliger la conduite du changement. Une solution ITSM ne réussit pas seulement grâce à ses fonctionnalités. Elle réussit si les équipes l’adoptent réellement. Il faut donc penser à la formation, aux workflows, à l’expérience utilisateur et à la simplicité du portail de services.

Enfin, il faut éviter de regarder uniquement le coût de licence. Dans les faits, le coût total inclut le paramétrage, l’intégration, le support, l’exploitation et les évolutions futures. Une solution moins chère au départ peut coûter plus cher sur trois ans si elle demande trop d’efforts de maintenance.

Ce qu’il faut retenir si tu compares des solutions ITSM

Si tu dois résumer ce marché en une idée simple, retiens que ServiceNow domine, BMC reste une valeur sûre mais doit moderniser son approche cloud, Ivanti progresse, et des acteurs comme EasyVista ou IBM occupent des positions plus limitées. Mais dans ton cas, la vraie question n’est pas seulement “qui est le mieux classé ?”, c’est surtout “qui répond le mieux à mes usages, à mon budget et à mon niveau de maturité ?”.

Dans la pratique, le bon choix ITSM est celui qui t’aide à réduire les frictions, à automatiser ce qui doit l’être et à offrir une meilleure expérience aux utilisateurs comme aux équipes support. C’est ce critère-là qui doit guider ta décision, bien plus que le prestige d’un nom dans un classement.

FAQ

Qu’est-ce que le Magic Quadrant Gartner ITSM ?

Le Magic Quadrant Gartner ITSM est une étude qui classe les éditeurs de solutions de gestion des services IT selon leur capacité d’exécution et leur vision du marché. Il sert à comparer les acteurs de façon structurée. En pratique, il aide surtout à identifier les leaders, les challengers, les visionnaires et les acteurs de niche.

Pourquoi ServiceNow domine-t-il le classement ?

ServiceNow domine le classement parce qu’il combine une forte capacité d’exécution avec une vision très claire du marché. Sa plateforme couvre largement les besoins ITSM et s’inscrit bien dans les usages cloud et workflow. C’est aussi un éditeur très visible sur l’ESM et l’automatisation.

BMC Software est-il encore un bon choix en ITSM ?

Oui, BMC Software reste un bon choix dans de nombreux contextes. L’éditeur dispose d’une base solide, d’une vraie expertise ITSM et d’une offre modulaire intéressante. En revanche, il faut vérifier sa capacité à répondre à tes besoins cloud et à ton niveau d’intégration.

Ivanti est-il mieux positionné que CA Technologies, Axios et Micro Focus ?

Oui, dans ce texte, Ivanti est présenté comme mieux positionné que CA Technologies, Axios et Micro Focus. Cela reflète une dynamique plus favorable dans le Magic Quadrant. Dans les faits, cela peut signaler une meilleure capacité d’évolution de l’offre.

EasyVista peut-il convenir à une entreprise internationale ?

EasyVista peut convenir à une entreprise internationale, mais il faut vérifier sa couverture géographique et sa capacité d’accompagnement local. L’éditeur est déjà bien implanté en Europe et commence son expansion aux États-Unis. En revanche, sa présence en Asie reste un point à surveiller.

Pourquoi le cloud est-il si important dans le choix d’un outil ITSM ?

Le cloud est important parce qu’il conditionne la flexibilité, l’intégration et la facilité d’évolution de la solution. Une plateforme ITSM moderne doit s’adapter à des environnements hybrides et à des usages distribués. Si ce point est mal anticipé, le projet peut devenir plus lourd à maintenir.

Le Magic Quadrant suffit-il pour choisir une solution ITSM ?

Non, le Magic Quadrant ne suffit pas à lui seul pour choisir une solution ITSM. Il donne une bonne vision du marché, mais il faut aussi analyser tes besoins, faire des démonstrations et tester les workflows. Le meilleur choix dépend toujours de ton contexte réel.


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