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Santé

Obstruction du canal biliaire : définition, cause, symptômes, traitement

Une obstruction des voies biliaires est un blocage du canal biliaire ou cholédoque. Le canal biliaire achemine la bile du foie à la vésicule biliaire par le pancréas et l’intestin grêle (le duodénum). La bile est un fluide vert sombre ou brun-jaunâtre secrété par le foie pour digérer les graisses. L’essentiel de la bile est excrété directement dans l’intestin grêle ; ce qui survient demeure néanmoins stocké dans la vésicule biliaire. Après un repas, la vésicule biliaire sécrète de la bile pour faciliter la digestion et l’absorption des corps gras. La bile contribue également à débarrasser le foie des déchets.

Tout type d’obstruction d’une partie de ces canaux biliaires est appelée obstruction biliaire . Les obstructions biliaires ne sont pas rares. Aux États-Unis, elles affectent approximativement cinq personnes sur 1 000. Nombre des conditions liées à des obstructions biliaires peuvent être traitées avec succès. Lorsque, néanmoins, le blocage n’est pas traité durant une longue période, il peut conduire à des pathologies hépatiques potentiellement mortelles.

Le corps recèle plusieurs types de canaux biliaires. Les deux types de canaux biliaires du foie sont intrahépatiques et extra hépatiques.

Les canaux intrahépatiques sont un système de tubes de diamètre plus petit qui collectent la bile et l’acheminent vers les canaux extra hépatiques. Les canaux extra hépatiques dont initialement deux : l’un provient du côté droit du foie et l’autre de son côté gauche. En descendant du foie, ils se rejoignent pour former le canal hépatique commun. Celui-ci débouche directement sur l’intestin grêle.

Le canal biliaire (provenant de la vésicule biliaire) débouche également dans le canal hépatique commun. À compter de cet endroit, le canal biliaire devient le canal biliaire commun ou canal cholédoque. Avant de déboucher dans l’intestin grêle, le canal biliaire traverse le pancréas.

Causes

Une obstruction biliaire peut être causée par plusieurs facteurs impliquant les petits canaux biliaires, le foie, la vésicule biliaire, le pancréas et l’intestin grêle. Les causes les plus courantes sont :

  • des calculs biliaires, qui sont responsables dans la majorité des cas ;
  • une inflammation des canaux biliaires ;
  • un traumatisme ;
  • des sténoses biliaires (rétrécissement anormal des canaux) ;
  • des kystes ;
  • une augmentation du volume de ganglions ;
  • une pancréatite ;
  • une lésion liée à une chirurgie de la vésicule biliaire ou du foie ;
  • des tumeurs des canaux biliaires ;
  • des tumeurs du pancréas ;
  • d’autres tumeurs ayant gagné le foie, la vésicule biliaire, le pancréas ou des canaux biliaires ;
  • certaines infections, parmi lesquelles l’hépatite ;
  • des parasites ;
  • une cirrhose du foie (formation de tissus cicatriciels au niveau du foie, de graves dommages hépatiques).

Incidence

Incidence

Les facteurs de risque d’obstruction biliaire dépendent d’ordinaire de la cause de l’obstruction. Les obstructions biliaires sont, le plus souvent, la conséquence de calculs biliaires, ce qui rend les femmes plus vulnérables à ce type d’obstruction biliaire. Les autres facteurs de risque incluent :

  • des antécédents de calculs ;
  • une pancréatite chronique ;
  • des antécédents tumoraux dans la partie droite de l’abdomen ;
  • une lésion localisée dans la partie droite de l’abdomen ;
  • l’obésité ;
  • une perte rapide de poids.

Signes et symptômes

Signes et symptômes

Les symptômes peuvent être le résultat de la condition sous-jacente (la cause de l’obstruction) et peuvent donc varier. Les patients se plaignent d’ordinaire des symptômes suivants :

  • des selles claires ;
  • une urine foncée ;
  • une jaunisse (peau et/ou yeux jaunâtres) ;
  • des démangeaisons ;
  • une douleur située dans la partie supérieure droite de l’abdomen ;
  • des nausées ;
  • des vomissements ;
  • une perte de poids ;
  • une fièvre.

Diagnostic

Le diagnostic de l’obstruction biliaire peut être facilité par de nombreux tests. Il s’agit notamment :

  • d’analyses de sang : permettent d’obtenir une formule sanguine et des tests de la fonction hépatique. Les analyses de sang permettent en général d’exclure certaines conditions, comme la cholécystite (inflammation de la vésicule biliaire), l’angiocholite (infection du canal biliaire commun) ; et un niveau croissant de bilirubine conjuguée (déchet hépatique), d’enzymes hépatiques et de phosphatase alcaline. L’un ou l’autre de ces résultats peut indiquer une réduction du débit biliaire ;
  • d’une échographie : il s’agit d’ordinaire du premier examen pratiqué en cas de suspicion d’obstruction biliaire. Elle permet la visualisation facile de calculs ;
  • d’une scintigraphie biliaire par balayage (scintigraphie de la vésicule biliaire (HIDA)) : cette méthode requiert l’utilisation d’une substance radioactive dans le but de recueillir de précieuses informations concernant la vésicule biliaire et de possibles obstructions ;
  • tomodensitogramme : combine de multiples radiographies extrêmement détaillées ; d’une cholangiographie transhépatique percutanée : radiographie des canaux biliaires ;
  • d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) : génère des images détaillées du foie, de la vésicule biliaire, du pancréas et des canaux biliaires ;
  • d’une cholangio-pancréatographie par résonance magnétique (CPRM) : cet examen est utilisé pour le diagnostic des obstructions biliaires et des maladies pancréatiques ;
  • d’un examen rétrograde cholédocopancréatique : requiert l’utilisation d’un endoscope et de radiographies. Il s’agit d’un instrument de diagnostic et thérapeutique. Il ne permet pas seulement de voir les canaux biliaires, ce dispositif est également utilisé à des fins de traitement. Cet instrument est particulièrement utile et peut être employé pour retirer des calculs. Il peut également être utilisé pour pratiquer des biopsies en cas de tumeur.

Traitement

Les traitements dépendent de la cause sous-jacente. L’objectif premier d’un traitement médical ou chirurgical est d’alléger le blocage. Options de traitement :

  • cholécystectomie : ablation chirurgicale de la vésicule biliaire en cas de calculs ;
  • cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique : peut suffire pour éliminer de petits calculs du canal cholédoque ou mettre en place une endoprothèse (stent) dans le canal pour rétablir l’écoulement biliaire.

Prévention

Les changements de style de vie ci-après peuvent vous aider à limiter votre risque d’obstruction biliaire :

  • augmenter les fibres dans votre alimentation ;
  • réduire votre consommation de sucre et de graisses saturées à l’origine de calculs ;
  • si vous êtes en surpoids, perdre progressivement du poids pour revenir dans une fourchette saine pour votre sexe, votre âge et votre taille.

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